• Pour ceux qui ne nous connaissent pas encore, je précise que ce blog a été créé, dans un premier temps, pour vous raconter au jour le jour notre mission humanitaire 2010 à Dialacoto au Sénégal Oriental.  Le voyage s'était fait, pour la première fois, par voie terrestre.  Nous étions trois :  Hervé, Chantal et notre vieux "Pépère", un fourgon Renault Trafic.  Vous trouverez le récit détaillé de ce voyage et de nos aventures sous la rubrique "Mission 2010".

    Eh bien, cette année, on rattaque !  Même topo : par voie terrestre mais à six : Jean-Claude, Annie, Hervé, Chantal et deux jeunes "pépères" (deux fourgons aménagés).  Le troisième âge se déchaîne !  Ils ne se sont jamais sentis aussi jeunes et aussi investis dans l'association et les actions qu'elle mène à Dialacoto. 

    Beaucoup de projets vont pouvoir être réalisés grâce aux parrainages et aux diverses animations faites en cours d'année :

    • construction d'une salle de lecture au collège,
    • achat de manuels et matériel scolaires, de matériel sportif, 
    • aménagement des toilettes de l'école primaire et peinture des murs des classes,
    • continuation du projet "bibliothèque" (commencé en 2010) par l'apport de matériel informatique et énergétique (panneaux voltaïques) sans oublier des livres de littérature africaine
    • organisation d'une sortie pédagogique pour les collégiens au Parc du Niokolo-Koba
    • etc ... (On verra sur place !) 

    Le tout en collaboration étroite avec le corps enseignant et nos deux représentants sénégalais : Oumar et Abdoulaye.

    Nous essayerons de vous tenir au courant des évènements tout au long de ce voyage et de cette mission.  Quand ce sera possible, bien sûr ...  Et n'oubliez pas vos commentaires ! (voir rubrique "Contact").  Ils sont précieux quand on se trouve si loin ...

    A bientôt !

    Chantal   

      

    PS N'oubliez pas notre site, toujours en fonction : http://cavamieux.monsite.orange.fr

     

     


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         Aaaah, je me disais aussi … Tout était bouclé concernant les (nombreuses) formalités administratives, l’ordre de mission et son budget.  Ne restaient plus que les valises et le chargement du fourgon.  Jean-Claude est sur les starting blocks depuis plusieurs jours (je pense même qu’il dort avec la clé du fourgon en main !).  J’avais l’esprit allégé.  Il y avait donc de la place pour penser à autre chose et laisser la pression monter petit à petit ! 

          Mais que nenni !  Une tuile nous est tombée dessus au dernier moment : les deux mandats pour un total de 1 000 € envoyé à Abdoulaye mi-décembre afin qu’il puisse verser des acomptes aux divers artisans pour la construction de la salle de lecture ne lui sont jamais parvenus !  Facile de gérer ce genre de problème à 5000 kms de distance avec impossibilité de joindre Abdoulaye ni par téléphone, ni par internet …  Finalement, avec l’aide d’Oumar depuis Dakar, du responsable d’ICD Afrique (association partenaire au Sénégal) et de la postière de Tambacounda (cette charmante dame avait un tel accent sénégalais que je n’ai rien compris !), nous avons appris que l’un des deux mandats était bien arrivé mais qu’il était « au nom d’une dame » !  Gloup !

          Il a donc fallu entamer les démarches au bureau de poste de départ pour annuler ces mandats de toute urgence et nous faire rembourser les 1000 euros.  Ouf !  L’annulation est faite mais le remboursement, lui, ne sera fait que dans un mois !  J’ai refilé le bébé à Christine, notre trésorière, qui surveillera de près le compte bancaire de « Comment ça va ».

          La caisse de l’association est quasi vide car nous avions raclé les fonds de tiroir pour pouvoir financer tous les projets retenus.  Donc, ce projet de construction de salle de lecture tombe à l’eau.  Vraiment dommage.  C’était un projet très important pour eux et pour nous aussi.  Mais …  mais, mais, mais ??  En faisant et refaisant les comptes avec Christine,  nous avons trouvé quelques euros tout au fond du tiroir (merci aux derniers donateurs !) et un de nos membres nous a prêté ce qu’il nous manquait.  Ouf !  La salle de lecture est sauvée !  C’est le principal … (du collège, bien sûr !).

    Chantal 

     


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    Je n’aurais jamais dû mettre en titre de l’article précédent : la « première » tuile !  Cela supposait qu’il y en aurait une deuxième voire ….   Eh bien, c’est fait !

     Hier, Oumar nous annonçait que le photocopieur commandé n’était plus en stock !  LA tuile.  Pour mémoire, la pérennité de la « Dialacothèque » est basée sur les photocopies …   Il a fait tous les principaux revendeurs de matériel informatique de Dakar : bernique.  Oui, bien sûr, il y a d’autres modèles mais … beaucoup plus chers.  Et, comme je vous le disais précédemment, les tiroirs associatifs sont vides et bien vides maintenant.  Si on les racle encore, nous n’aurons plus que des copeaux de bois !!! 

    Alors ?  Que faire ?  Nous verrons sur place …  Mais cela nous fera certainement perdre toute une journée à « la recherche d’un photocopieur ».  A la recherche d’un photocopieur ou à « la recherche du temps perdu » ? …  Les deux, mon général !

     A suivre …

    Chantal

     


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  • Avant de vous donner de nos nouvelles - enfin, d'essayer de vous donner de nos nouvelles - je vous signale que la connexion internet est "douloureuse".  Donc, soyez patients.  Je ne sais pas si j'arriverai, ce soir, à tout mettre sur le blog.  En effet, il est presque 23H et j'ai 3 jours de retard dans le Journal de bord. Je vais faire mon petit possible ...


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    7H du mat’, nous nous retrouvons tous les quatre à la « tournée de Castanet ».  L’aventure peut commencer …  sous la pluie !

     

    Route sans encombres.  Pique-nique convivial aux alentours d’Ax-les-Thermes avec une vue superbe sur les Pyrénées enneigées.  Le soleil est revenu.

     

    Arrivée au Port de Barcelone vers 18H.  Et là, ça commence !  Le bureau de douane est fermé (ce que nous craignions …) et nous ne pouvons faire tamponner notre carnet ATA.  L’employé, au guichet, très aimable et parlant français, a essayé de nous rassurer en disant que c’était surtout le tampon du retour qui était important.  Puisse-t-il dire vrai …

     

    Nos deux « Pépère » se mettent dans une des files parmi les fourgons en majorité conduits par ceux qui retournent au pays.  Ils ont l’air bien nus en comparaison des leurs !  Certains sont beaucoup plus hauts que larges !!! 

     

     

     

    Vu le nombre de véhicules et les portes d’accès au bateau fermées, nous décidons de sortir la table et les chaises et de nous installer pour manger.  Au menu : poulet froid, salade composée, île flottante.  Sans oublier le vin ! 

     

    Menu trois étoiles dans un endroit paradisiaque …

     

    Après de longues heures d’attente, nous embarquons enfin dans notre ferry.  Il est 1H du matin …

     

    Nous nous mettons au lit immédiatement.  Repos bien mérité.  Surtout pour les chauffeurs.

     


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    Mer calme.  Journée calme.  R.A.S.

     

    On regarde la mer.  On mange.  On dort. 

    On regarde la mer. On mange. On dort (bis)

     

    Ah oui !  On rigole beaucoup.  Mais ça, c’est normal !

     


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    Arrivée au Port de Tanger-Med (le nouveau port) vers 10H30 (11H30 en France).  Forcément, c’est la pagaille.  Pagaille dans les escaliers qui mènent aux trois étages de parkings car peu de personnes (y compris nous …) ont noté l’étage où ils étaient garés.  Donc, dès le premier parking, y en a qui remontent, se croisant avec ceux qui descendent, et puis qui redescendent pour mieux remonter, etc … etc …  Nous faisons de même, bien sûr !

     

    Ouf !  nos « Pépère » sont retrouvés !  Et là, commence la deuxième pagaille : la sortie de tous les véhicules en faisant demi-tour.  Quelle cure de gaz d’échappement !

     

    Vient ensuite la troisième pagaille : contrôle de police et de douane.

     

    Bref, au bout de deux heures d’attente, nos passeports et documents d’admission temporaire des véhicules sont tamponnés, numérotés, vérifiés, épluchés.  Tout en « és ».  Dans la bonne humeur.  Y compris douaniers et policiers.

     

    Sortie du port.  Ce que nous ignorions, c’est que le nouveau port se situe à 50 kms au nord de Tanger.  Heureusement, l’entrée d’autoroute est proche.  Nous décidons de nous arrêter à la première aire de repos pour déjeuner et nous mettre d’accord sur notre emploi du temps.  Il nous faut changer nos euros, acheter du pain, des légumes et des fruits.  Ensuite, filer sur Rabat ou tout du moins aux environs de Rabat car nous devrons être, demain, à 9H à l’Ambassade de Mauritanie pour l’obtention de nos visas.

     

    Beaucoup de radars mobiles sur l’autoroute.  Mais avec nos Pépères, pas de risque d’excès de vitesse !!!  Je suis toujours aussi étonnée de voir qui se promène sur la bande d’arrêt d’urgence : vaches, moutons, piétons …

     

    Paysage monotone.  Des kilomètres de culture sous plastique (tomates, bananes, arbres fruitiers).  Quelques maigres vaches ; des chèvres ; des moutons.  Les troupeaux sont tous gardés.  Près des villages, les parcelles sont délimitées par des haies de figuiers de Barbarie.  Haies très dissuasives …

     

    Au péage de Kenitra, nous sommes contrôlés par la police.  Vite fait, bien fait, avec le sourire.

     

    Il est environ 19H.  Nous décidons de nous arrêter là.  Sur le parking de la même station service qu’en 2010 mais dans un petit recoin, en face de la mosquée.  Nous serons sans doute réveillés tôt demain …

     

    Repas *** comme d’habitude.  Dodo à 21H.  Demain, départ prévu à 7H1/4.

     


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    Départ 7H1/4 : OK.  Donc, réveil à 5H45 (il nous faut bien 1H1/2 le matin pour prendre le petit-déjeuner, faire une toilette de chat (pas de douche dans la station-service) et tout refixer dans les fourgons, surtout les vélos pour Oumar et Abdoulaye qui sont omniprésents …

     

    Jean-Claude ayant toujours l’heure française à sa montre se lève à 4H45 (heure locale) et tambourine à la porte de notre fourgon.  « Debout !  Il est l’heure ! ».  « Mais Jean-Claude, il n’est que 4H45 ! ».  Il n’entend pas et 1/4H plus tard, recommence !  A mon avis, il se prend pour le muezzin !  Bon, eh bien, levons-nous ! 

     

    Bien sûr, ils sont fin prêts tous les deux ; depuis le temps qu’ils sont levés !!!  Jean-Claude se rend alors compte de son erreur et se confond en excuses.  Pas grave.  On en rigole.  On aura plus de temps pour se préparer.  Pas de problème.

     

    Départ pour l’Ambassade de Mauritanie afin de déposer notre demande de visa pour transiter par ce pays.  Gros embouteillage à l’entrée de Rabat, sur le pont Hassan II.  Rien à voir avec « nos » embouteillages.  Beaucoup plus folklorique.  Beaucoup plus étonnant. 

     

    On s’en sort au bout d’un « certain temps ».  Par contre, à force, nos deux fourgons sont loin l’un de l’autre.  Grâce aux Talkies-Walkies prêtés par Jean-Paul, nous restons reliés et pouvons faire passer les infos.  De vrais pros.  « Allo, Papa Tango Charlie, répondez si vous pouvez ».  Mort Schuman n’a qu’à aller se rhabiller ! (J’espère qu’il n’est pas mort …  Dans ce cas, toutes mes excuses !).

     

    Grâce aux explications d’un policier + les notes prises en 2010, nous trouvons cette ambassade rapidement.  Il est 9H.  Nous remplissons les demandes assis sur le trottoir, comme les autres d’ailleurs, dans une ambiance des plus conviviales.  Chacun explique où il va, pourquoi, raconte sa propre expérience.  On partage entre « anciens » et « nouveaux ».

     

    Nous sympathisons avec le portier de l’Ambassade ou le « chef » de la rue.  En tous cas, il connaît tout sur tout !  Et heureusement …

     

    En effet, le nouveau radiateur du fourgon d’Annie et Jean-Claude reste en fonction continuellement.  A ce rythme-là, il va décharger la batterie.  Il faut absolument le réparer.  Abdou, le « portier/chef » part avec Jean-Claude dans un garage qu’il connaît et qu’il prétend sérieux.

     

    Départ précipité.  On ignore où ils vont.  Un garage derrière la mosquée …  Nous constaterons, Annie et moi, lorsque nous irons par là, qu’il y a beaucoup de garages …

     

    Les Talkies-Walkies ne passent pas.  Notre attente durera 2H1/2.  Le pire, c’est que le vin est dans le fourgon de Jean-Claude !!!  Apéro à l’eau : très éco …  Enfin, il revient … allégé de 700 DH (environ 70 €).  Mais finalement, ce n’est pas cher.  C’était le thermostat du ventilateur de refroidissement du radiateur qui déraillait.

     

    Nous remercions Abdou pour son aide et partons vers la plage de Temara, à 10 km au sud de Rabat, endroit plus agréable que la rue de l’Ambassade.  Nous nous perdons un peu … beaucoup !! mais finalement, cela nous permettra à toutes les deux, après avoir abandonné les deux hommes et les « Pépère »  dans un terrain vague, d’aller acheter des cartes téléphoniques, clé 3G pour avoir internet à domicile (roulant).  Lorsque nous revenons, les hommes sont au café tranquillous.  Ah ! ils ont vite adopté la culture locale !!!

     

    Nous nous dirigeons donc vers la plage de Temara.  Il ne fait ni beau, ni chaud (contrepèterie belge.  Mais moi, je peux me le permettre !).  Il est 15H.  Nous déjeunons (enfin !) entre nos deux fourgons, face à l’hôtel du Littoral. Puis les hommes – pardon, les conducteurs – font leur sieste et nous, les femmes, la vaisselle …  Ensuite, elles prendront quand même le temps d’installer leurs cartes téléphoniques et clé 3G.  Mais tout ne fonctionne pas ..   On verra demain.

     

    Soudain, Annie s’écrie : « Je ne retrouve pas mon sac à main !  J’ai dû l’oublier au café ».  Problème : tout son argent s’y trouve.  Elle retourne tout le fourgon, ne le retrouve pas.  Allez, Jean-Claude, debout !  On retourne au café !  en croisant les doigts pour qu’il s’y trouve encore …  Mais, miracle !  Il était bien dans leur fourgon.  Ouf !

     

    Des policiers qui patrouillaient dans les environs nous conseillent d’aller plutôt se garer, pour la nuit, au Camping des Palmiers car là où nous sommes, nous risquons cette nuit d’être importunés par « des gens en état d’ivresse » (sic).  Nous suivons ses conseils et allons dans ledit camping.  On pourrait le qualifier de camping 4 étoiles négatives !  70 DH (7 €/fourgon/couple) pour un emplacement herbeux détrempé.  Pas de douche – ni chaude, ni froide – et des sanitaires …. ayant été très fréquentés !  On va le dire comme ça …

     

    Nous faisons contre fortune bon cœur et décidons d’aller au resto ce soir, estimant l’avoir bien mérité.  Nous choisissons « La Terrasse ».  Resto BCBG mais pas cher.  On nous installe dans une immense salle.  Une quarantaine de tables sont mises et bien mises.  Nous ne sommes que nous quatre + un couple.  Hervé demande un Pastis ou un Ricard.  Le serveur lui dit qu’il va demander au bar s’ils en ont.  Hervé veut-il une bouteille ?  Non, un verre, ça ira !  Nous commandons le menu unique : entrecôte + salade du chef.

     

    Le serveur revient peu après, s’adresse à Hervé : « Je suis désolé … » mais nous ne comprenons pas très bien la suite de sa phrase car il n’articule pas.  Nous supposons tous qu’il n’y a pas de Pastis et lui rétorquons : « C’est pas grave ! ».  Il répète : « Je suis désolé mais vous ne pourrez pas manger car le chef vient de démissionner et on n’a pas compris pourquoi ! » !!!!

     

    C’est toujours pas grave.  On ira ailleurs.  Un peu plus loin, un resto : « Le Golden Fish ».  Resto, oui, mais surtout Piano bar.  Ambiance feutrée …  Mais nous y mangeons un panaché de poissons fraîchement pêchés.  Un délice !  Tant pis pour l’entrecôte et la salade du chef … sans chef !

     

    Excellente soirée pour tous les quatre.  Et toujours cette bonne humeur et ces éclats de rire pour un rien.

     

    Dodo très tôt (21H) pour les uns.  Plus tard pour moi car je veux mettre en ordre nos comptes, nos papiers, notre itinéraire.  De toute façon, je n’ai pas sommeil !  Demain, grasse matinée.  Lever prévu à 7H …  Nous aimerions profiter de notre temps libre avant 15 H (retrait de nos visas à l’Ambassade de Mauritanie) pour visiter Rabat.

     


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    Lever comme prévu.  Sans notre « réveil humain » !  (j’aime bien le taquiner …).  Matinée tranquille.  Chacun vaque à ses occupations.  Les filles se sont même lavé les cheveux !  Quelques courses à Temara (fruits/légumes/eau).  Des vendeurs sympas, causants, accueillants.  Un de ceux-ci nous a même réglé le problème que nous avions avec nos recharges téléphoniques !

     

    Puis, en route pour Rabat et cette fameuse Ambassade de Mauritanie, lieu de rendez-vous des routards de tout poil.  Bien sûr, nous nous perdons !  Nous voulions éviter le centre de Rabat et … en plein dedans !  Mais il faut avouer que le spectacle est beaucoup plus intéressant que si nous avions pris l’autoroute.  Bon, d’accord, pour les chauffeurs, c’est moins facile !

     

    Chouette !  Un policier !  Eh oui, j’ai bien dit : « chouette ! » et je le pense …  Comme tous ses collègues interrogés les jours précédents, il connaît sa ville par cœur.  Il nous dessine le plan pour retrouver l’Ambassade alors que nous en étions fameusement éloignés.  Ils m’épatent.  Au premier PV que nous aurons, je serai certainement moins enthousiaste !!!

     

    Nous achetons au marché un poulet rôti auquel le marchand ajoute des frites, du riz, de la sauce aux oignons et deux pains.  Le tout pour 75 DH (7.50 € pour 4 personnes !)  Et il nous reste du poulet pour demain !  Effectivement, pour nous, Français, c’est très bon marché.  Mais je doute qu’il en soit de même pour les autochtones …

     

    Installés dans la rue de l’Ambassade, entre nos deux Pépères, nous dégustons ce festin et, en dessert : LE SUMMUM … des fraises sucrées à souhait.  Que désirer de plus ?

     

    15H.  Nos visas en poche, direction Marrakech par l’autoroute.  Fini le farniente ; les choses sérieuses commencent …

     

    Le paysage est plus vallonné à partir de Benguerir.  Des cultures de figuiers de Barbarie à perte de vue.  Toujours des vaches, moutons, cyclistes, hommes, femmes, enfants sur la bande d’arrêt d’urgence.  Certains traversent même !  Surprenant … surtout pour les conducteurs !

     

    Malheureusement, le beau temps n’est pas avec nous.  Quelques rares éclaircies entre deux averses.

     

    Plus on descend vers Marrakech, plus la terre est rouge.  Et ce mariage entre la terre, les roches et la verdure est de toute beauté.  Les maisons en pisé en remplacé les cubes en béton.  Les villages sont très espacés.

     

    Le soir tombe ; la pluie redouble.  La conduite en compagnie des camions aux phares déréglés peut commencer …  Un rêve !

     

    Il est environ 19H30.  Nous décidons de nous arrêter pour bivouaquer à l’aire de repos dite de Marrakech.  Il pleut de plus en plus.  Pas possible de manger dehors.  Eh bien, nous ferons « fourgon duplex » : l’un servira de cuisine ; l’autre, de salle à manger.  Au menu : des pâtes.  Mais avec sauce bolognaise et râpé.  Faut pas se laisser abattre !

     

    Pendant qu’Annie et Hervé font la vaisselle (ce qui me permettra de taper le Journal de Bord et de le mettre sur le blog.  Merci à eux) Jean-Claude répare la porte de son fourgon qui refuse de se fermer et préfère rester grande ouverte !  Le ressort a sauté.  Décidemment, Pépère Boxer a bobo partout !  Mais Jean-Claude Bricolo en vient à bout et tout le monde va se coucher sauf moi qui, installée tant bien que mal sur la banquette avant de notre fourgon, tape, tape, tape.  Au bout d’une bonne heure, je déclare forfait, la position étant trop inconfortable.  Trois articles ont pu paraître sur le blog.  On verra demain pour la suite !

     


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    Debout assez tôt car le départ est prévu à 7H.  Nous avons environ 570 km à faire.  La pluie a cessé.  Chacun vaque à ses occupations matinales quand soudain un « m… » sonore se fait entendre.  C’est moi qui ait poussé cette exclamation : ma bassine d’eau savonneuse m’a échappé des mains et s’est totalement renversée dans les bacs contenant le matériel de chimie pour le Collège de Dialacoto !  Tout est trempé : ce matériel, la literie, des vêtements, le sol du fourgon …

     

    Yapluka …  La journée commence bien !

     

    Malgré tout, nous partons à l’heure prévue.  Il ne fait pas encore tout à fait jour mais lorsque le soleil se lèvera, nous pourrons admirer les monts de l’Atlas au loin.  Ma-gni-fi-que !

     

    Ensuite, lorsque l’autoroute traversera ces montagnes, ce sera un régal pour les yeux.  Il y a très peu d’habitations sauf près du barrage d’Abdelmoumen où des palmiers et autre végétation agrémentent ce paysage.  L’eau, c’est vraiment la vie …

     

    Nous approchons d’Agadir et de ses cultures d’arganiers.  Direction Tiznit.  Nous sommes agréablement surpris de constater les progrès dans cette région.  Belles routes refaites, autoroute depuis Tanger.  Tout cela n’existait pas il y a à peine deux ans lorsque nous étions venus.

     

    Tiznit semble être une ville agréable et intéressante.  Il faudra que nous nous y arrêtions au retour pour en profiter et mieux l’apprécier.

     

    20 km plus loin, nous nous arrêtons au bord de la route pour déjeuner.  Les enfants du village voisin viennent voir qui sont ces phénomènes qui rigolent beaucoup.  Puis en viennent d’autres.  Des jeunes filles, des dames.  Notre repas est terminé ; nous en sommes au café.  Nous distribuons nos biscuits aux uns et aux autres ainsi que quelques échantillons de produits de beauté à ces dames.  Nous sommes entre filles (les conducteurs font la sieste) et elles nous aident à faire la vaisselle.  Fatima, étudiante à l’Université d’Agadir nous sert de traductrice.  Du bonheur pur que ce partage de cultures différentes !

     

    Mais il faut partir car nous aimerions atteindre Tan Tan pour y dormir ce soir.  Tan Tan est la porte du désert …  mais il faut bien avouer que Guelmin (125 km avant Tan Tan) en est l’antichambre !  Du sable, des pierres, des cailloux, quelques épineux maigrichons, des collines râpées.  Paysage austère.  La route semble bien longue …

     

    Finalement, nous dépasserons Tan Tan et irons dormir au Camping des deux chameaux à El Ouatia.  Non … pas de commentaires ….  Et là,  un moment sublime …  UNE DOUCHE CHAUDE !  Cela fait trois jours qu’on en rêve ! 

     

    Repas sympa dans notre « Duplex » (il y a trop de vent pour manger dehors).  Et puis dodo !  J’ai à nouveau été dispensée de vaisselle pour mettre à jour notre Journal de Bord.  Et cette fois-ci, il est à jour !!!

     

    Demain, nous aimerions aller jusqu’à Boujdour.  Inch Allah ! …

     


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  • Si tout va bien demain soir, j'essaierai de vous mettre quelques photos sur le blog.  J'ai dit : si tout va bien !!! ...

    Mais chose importante : lire vos petits mots nous procure à tous les quatre un grand plaisir.  N'hésitez pas aussi à nous poser des questions.

    Allez !  Salam malékoum !

    Chantal


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